L’Hôpital malade – Urgence aux urgences !

Publié le 29 mars 2020

Combien de morts faudra t-il pour que l’on se souvienne enfin que l’Hôpital public est un trésor qui mérite qu’on le défende ? Comme toutes nos autres conquêtes sociales.

Cela fait des années que les salariés de l’hôpital tentent de nous alerter. Et luttent, – dans l’indifférence quasi générale – contre le sabotage de notre système de santé.

Jusque là, malgré les amputations des moyens humains et matériels. Malgré la maltraitance de leur management. Malgré leurs salaires ridicules, les salariés de l’Hôpital parvenaient encore à sauver des vies : En travaillant gratuitement, dans des conditions d’exploitation de plus en plus épouvantables… Quand voilà le coronavirus !

Les gouvernements successifs sont au service des financiers. Qu’ils se disent « socialistes » ou pas. Objectif : Privatiser. Marchandiser nos services publics, dont l’Hôpital. Que quelques riches se fassent du fric sur la détresse de tous.

Les pauvres crèveront devant les portes de l’hosto qui ne s’ouvriront plus que pour ceux qui en auront les moyens. Pour y trouver un abattage inhumain. Il ne s’agit plus de service de santé publique… mais de faire du chiffre pour les managers. Faudra t-il perdre tout ce que nos anciens ont conquis pour nous… pour comprendre que c’était précieux ?
Emission réalisée en 2019, avec Anita, infirmière urgentiste. Membre du syndicat SUD Santé Sociaux – Solidaires.

Les deux autres épisodes de cette série Hôpital malade sont ici.

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One thought on “L’Hôpital malade – Urgence aux urgences !”

  1. Bonjour,

    Merci pour ce témoignage ! Étant moi même sage femme dans le privé a but lucratif (et ma femme sage femme dans le public contractuel).
    Je peux vous affirmer que le salaire reste bien meilleur dans le publique. Certes les salaires commencent un peu plus haut (a priori) mais n’évolue quasiment pas. (Contrairement au salaire d’une professionnelle titularisée, quand cette dernière obtient enfin ce fameux sésame). Personnellement, mon salaire est très dépendant de primes d’intéressement qui diminuent chaques années depuis 7 ans, pour finalement ne plus en toucher en 2019.

    Sur les conditions de travail, rien à envier au publique. Nous avons affaire au même management !

    Pour ma part j’ai fais le choix de travailler dans cette maternité, contre mes convictions, car je souhaitais travailler dans une maternité de niveau 1 et rester dans la région dans laquelle j’y ai mes attaches.

    Merci pour vos formidables émissions ! Continuez comme ça , ne changez rien !

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