L’Hôpital malade – Cancer du capitalisme

Publié le 23 mars 2020

Cela fait des années que les salariés de l’Hôpital public manifestent contre la casse de notre système de santé… Et que tout le monde s’en fout… Avec le corona, l’Hôpital public est soudain devenu formidable !

Les soignants sont bien méritants d’être encore là pour nous… Les Français mériteraient de se prendre leurs blouses blanches à la gueule… Première diffusion de cette série Hôpital malade : Juin 2019.

1945-1947 : Le Ministre communiste Ambroise Croizat pose les bases des actuels systèmes d’Allocations Familiales, de Retraites et complète notre système de Santé élaboré dès 1945, conformément au programme du Conseil National de la Résistance. Ces révolutionnaires conquêtes sociales sont le patrimoine de tous.

Ces services publics sont dès le départ attaqués par tous les gouvernements successifs. Objectif : Privatiser et marchandiser. Comme partout, à L’Hôpital, nous ne sommes plus usagers : Nous sommes devenus clients.

Constantes amputations des moyens humains et matériels. Management tyrannique visant au profit par l’exploitation des salariés et des patients. Tenu à bouts de bras par des salariés épuisés, l’Hôpital public craque…

Rencontre avec des militants du syndicat SUD Santé Sociaux – Solidaires. Soldats de la santé par conviction. Exténués par leurs conditions d’exploitation. Affligés par la destruction de notre Hôpital.

Si jamais on sort de cette crise sanitaire, grâce l’Hôpital public, au lieu de taper comme des cons sur des casseroles à 20h00, on pourrait peut-être soutenir les salariés de nos hôpitaux la prochaine fois qu’ils seront en grève…

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2 thoughts on “L’Hôpital malade – Cancer du capitalisme”

  1. Merci Jibédé pour cette introduction.

    Je me sens soudain moins seul ; ça faisait un moment que cette ode à l’hôpital public exemplaire m’exaspérait pour les mêmes raisons que tu exposes plus haut. Exemplaire le personnel soignant l’est. Mais après toutes ces années de revendication dans une indifférence majoritaire (mais pas générale), je le trouve bien sympa. Pour la suite, je suis assez pessimiste.

    Une fois le danger passé, je crains que chacun ne retourne à sa petite vie ordinaire, en oubliant bien vite leur dévouement. J’en veux pour preuve la canicule de 2003 et ses 15 000 morts. Pour quels résultats ? Quelques climatiseurs ou ventilateurs dans les EHPAD (paradis des vieux et de ceux qui les soignent, bien entendu)… Espérons que l’avenir me donne tort !

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