La Radio Libre en danger de mort !

Attention : Souhaitons que cette émission ne soit plus d’actualité :
Mardi 29 octobre 2024, à l’Assemblée Nationale, le Ministre délégué au Budget et aux Comptes publics Laurent Saint-Martin a affirmé que le gouvernement rétablirait les crédits du FSER au niveau de l’année 2024. On attend confirmation.

Il existe 746 radios associatives en métropole et outre-mer.
Avec des missions culturelles, d’information, de formation, de cohésion sociale…
Nationalement : Près de 3000 emplois. Au moins 2 millions d’auditeurices.
Localement : Autant de foyers de vie qui concernent des millions de personnes.

Or, nos radios libres sont en danger de mort :
Pour le budget Barnier, l’amputation de 30% du FSER,
Fond de Soutien à l’Expression Radiophonique versé par le Ministère de la Culture, sans lequel nos radios ne peuvent survivre.
Objectif ridicule : « Economiser » 10 millions sur les 35 que coûte le FSER.
Quand il manquerait des dizaines de milliards pour boucler le budget.

Conséquences si ce budget est voté : 200 radios fermées dès 2025, 800 emplois détruits, avant une hécatombe en 2026.
Un appauvrissement économique, localement et nationalement.
Et un peu partout, disparition de pôles de vie, de communication, d’échange, de culture…

Avec Christophe Betbeder, du SNRL, Syndicat National des Radios Libres.
Et Bryan, de Radio Graf’Hit (Compiègne), qui siège au FSER en tant que représentant du SNRL.

17 Octobre 1961 – Je me souviens – M’Hamed Kaki

Enfant d’ouvriers d’origine algérienne,
M’Hamed Kaki est titulaire d’un CAP de couvreur et de quatre masters en sociologie et sciences politiques.
Il participe à la fin de la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983,
(appelée « Marche des beurs » par les journalistes de l’époque).

Il milite toujours, notamment avec son asso Les Oranges fondée en 2003.

Il est l’auteur et l’interprète de la pièce de théâtre 17 octobre 1961, je me souviens.

Le 17 octobre 1961, c’est encore la Guerre d’Algérie. Une manifestation pacifique de Français.e.s d’origine algérienne est sauvagement réprimée par la police, en plein Paris : Probablement plus de 300 morts. Des milliers de blessés, d’arrestations. Des tortures. Des incarcérations dans des camps de la mort en Algérie …
Pour M’Hamed Kaki, plus qu’un énième massacre colonial, cette répression du 17 octobre est un crime d’État …

Écoutez notre précédente émission sur le 17 Octobre 1961.

Le Train Fantôme – Épisode 2 – 1942-1944 – Jeux interdits

Joseph en 2014. Il a 16 ans en 1944. Ce 18 août, lui et ses parents aident un prisonnier du Train Fantôme à s’évader.

Avant de rentrer dans l’Histoire du Train Fantôme, deux témoins évoquent leurs souvenirs d’enfance à Sorgues, petite ville du Vaucluse, pendant le régime fasciste de Vichy, puis sous Occupations allemande et italienne.

1944 :  Charles, fils d’artisan, a 11 ans. Joseph, issu d’une famille d’ouvriers agricoles, en a 16.
Charles n’est ni juif, ni fils de communiste… Pour cet enfant farceur et insouciant, l’occupation est le décor de 400 coups pendables et autres jeux interdits.
Mais ce 18 Août 1944, la guerre devient soudain une chose sérieuse et dangereuse. Ce jour là : Une cohorte d’environ 800 prisonniers et prisonnières, sévèrement encadrés par 180 soldats allemands, traverse la ville à pied, en direction de la gare.
Qui étaient ces misérables captifs et captives ? Où les emmenait-on ?

Charles et Joseph ne savaient pas encore qu’ils avaient vu passer les déporté.e.s du Train fantôme.

Un reportage inédit enregistré à Sorgues en août 2014. Enfin diffusé dix ans plus tard…

Site de l’Amicale des déportés résistants du Train Fantôme.

Le Train Fantôme – Épisode 1 – 26 Août 1944 – L’évasion de Jean Diaz

Jean Diaz sergent au 6ème Régiment de Tirailleurs Algériens de Tlemcen.

Cela fait des années que je veux vous raconter l’incroyable et macabre histoire du Train Fantôme :
Un convoi de déportation qui, de juin à août 1944, met deux mois à atteindre Dachau.

Quand j’étais gamin, ma grand-mère (qui n’avait pas vécu cette aventure), nous racontait comment son mari s’était évadé d’un convoi qui l’emmenait en Allemagne. Mais ce récit d’évasion flottait un peu hors contexte.
Or, ce 26 Août 1944, c’est bien d’un convoi de déportation dont Jean Diaz s’échappe.

Alors que j’ai toujours connu cette histoire, j’ai mis longtemps à comprendre que l’évadé avait aussi été déporté, alors qu’il n’était ni juif, ni communiste, ni résistant, mais simple soldat en cavale.

Ce premier épisode de cette longue saga à venir vous propose la lecture de la dernière partie des mémoires de guerre de Jean Diaz.
Ce document exceptionnel rédigé fin 1944 est ma première prise de contact sérieuse de ce que fut la guerre de mon grand-père.

Jibédé / Jean-Baptiste Diaz

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Site de l’Amicale des déportés résistants du Train Fantôme.