Lo’Jo

Le poète et pianiste Denis Péan fonde Lo’Jo en 1982

La puissance poétique de Lo’Jo, cette émission l’évoque pour la première fois en 1993, avec l’époustouflant album Fils de Zamal.
Pas tant de la musique du monde.
Mais de la musique avec le monde, pour tout le monde.
Aux poèmes délicatement ciselés en un savant sabir poétique de mots glanés aux quatre vents du monde…
Magique ? Mystique ? Pourquoi pas. Universel. Cosmique. Assurément.
Mais aussi les pieds sur cette planète où le merveilleux côtoie le drame.
Lo’Jo célèbre la beauté. Et lutte aussi. Notamment contre des injustices coloniales d’hier et d’aujourd’hui : Fermement. Toujours poétiquement…

On croise nos anges angevins, à l’occasion de la sortie de Feuilles Fauves.

1914 – 1944 – Le cimetière allemand de la Malmaison

Tous les ans, aux alentours du 11 Novembre,
on vous propose une évocation de la Grande Boucherie de 14-18.

Balade dans l’Aisne, Picardie, sur le chemin des dames, de triste mémoire.
Visite de l’imposant cimetière allemand de la Malmaison,
où sont inhumés des soldats, non pas de 14-18, mais de 1940-1944.

A côté : le fort de la Malmaison, et son histoire absurde : L’armée française s’en servit pour tester ses munitions, avant de l’abandonner à l’armée allemande.

Notre guide : l’historien amateur Didier Ledé, avec qui nous avons déjà exploré les bunkers d’Hitler du ravin du loup de Margival.

La Radio Libre en danger de mort !

Attention : Souhaitons que cette émission ne soit plus d’actualité :
Mardi 29 octobre 2024, à l’Assemblée Nationale, le Ministre délégué au Budget et aux Comptes publics Laurent Saint-Martin a affirmé que le gouvernement rétablirait les crédits du FSER au niveau de l’année 2024. On attend confirmation.

Il existe 746 radios associatives en métropole et outre-mer.
Avec des missions culturelles, d’information, de formation, de cohésion sociale…
Nationalement : Près de 3000 emplois. Au moins 2 millions d’auditeurices.
Localement : Autant de foyers de vie qui concernent des millions de personnes.

Or, nos radios libres sont en danger de mort :
Pour le budget Barnier, l’amputation de 30% du FSER,
Fond de Soutien à l’Expression Radiophonique versé par le Ministère de la Culture, sans lequel nos radios ne peuvent survivre.
Objectif ridicule : « Economiser » 10 millions sur les 35 que coûte le FSER.
Quand il manquerait des dizaines de milliards pour boucler le budget.

Conséquences si ce budget est voté : 200 radios fermées dès 2025, 800 emplois détruits, avant une hécatombe en 2026.
Un appauvrissement économique, localement et nationalement.
Et un peu partout, disparition de pôles de vie, de communication, d’échange, de culture…

Avec Christophe Betbeder, du SNRL, Syndicat National des Radios Libres.
Et Bryan, de Radio Graf’Hit (Compiègne), qui siège au FSER en tant que représentant du SNRL.

17 Octobre 1961 – Je me souviens – M’Hamed Kaki

Enfant d’ouvriers d’origine algérienne,
M’Hamed Kaki est titulaire d’un CAP de couvreur et de quatre masters en sociologie et sciences politiques.
Il participe à la fin de la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983,
(appelée « Marche des beurs » par les journalistes de l’époque).

Il milite toujours, notamment avec son asso Les Oranges fondée en 2003.

Il est l’auteur et l’interprète de la pièce de théâtre 17 octobre 1961, je me souviens.

Le 17 octobre 1961, c’est encore la Guerre d’Algérie. Une manifestation pacifique de Français.e.s d’origine algérienne est sauvagement réprimée par la police, en plein Paris : Probablement plus de 300 morts. Des milliers de blessés, d’arrestations. Des tortures. Des incarcérations dans des camps de la mort en Algérie …
Pour M’Hamed Kaki, plus qu’un énième massacre colonial, cette répression du 17 octobre est un crime d’État …

Écoutez notre précédente émission sur le 17 Octobre 1961.