Après le Congrès de Tours – Episode 5 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1921 – Quand la CGT était … anticommuniste !

Publié le 18 janvier 2021

La question syndicale est au coeur des débats du Congrès de Tours de 1920, qui débouche sur la scission de la SFIO


Autre conséquence, en 1921 : La scission de la CGT.


Comme à la SFIO, des dirigeants de la CGT étaient eux aussi corrompus par la grande bourgeoisie industrielle et bancaire.

Dirigée par Léon Jouhaux, la CGT fera notamment régner l’ordre patronal dans les usines pendant la Grande Boucherie de 14-18. Guerre pendant laquelle travailleurs et travailleuses sont réduits en esclavage ou en chair à canon.

La CGT de Jouhaux fera aussi échouer des grèves.
Epoque où les dirigeants de la CGT étaient farouchement … anticommunistes.


Révoltés par ces trahisons, écoeurés par cette corruption, en 1921, d’authentiques syndicalistes révolutionnaires fondent la CGTU.
« U » comme unifiée


Toujours avec la très méchante historienne Annie Lacroix-Riz,
Professeur émérite à l’Université Paris VII.

Son dernier ouvrage en date : Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants 1939-1949. Editions Delga.

Congrès de Tours de 1920 – Episode 4 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – Les 21 conditions des bolcheviks

Publié le 11 janvier 2021

Décembre 1920Salle du manège à Tours : Prolétaires de tous pays, unissez-vous !

Fondée en 1889, la IIème internationale a échoué. Elle rassemblait des courants trop opposés les uns aux autres :

Des socialistes de gauche et de droite : Des révolutionnaires. Et des « réformistes », dont certains corrompus qui collaborent avec le patronat, notamment pendant la Grande Boucherie de 14-18. Ou pour le massacre de la révolution Spartakiste.

Juillet 1920 : Les bolcheviks créent la IIIème Internationale communiste, qu’ils entendent diriger. Pour y adhérer, les partis communistes de tous les pays doivent obéir à 21 conditions des bolcheviks. 21 conditions pour filtrer les socialistes réformistes, mous … ou collaborateurs de la haute bourgeoisie industrielle et financière …

Au Congrès de Tours de 1920 : Une majorité de délégués de la SFIO choisit de suivre les bolcheviks. Cette majorité conserve l’Humanité, et créera le Parti Communiste français.
La minorité qui refuse le diktat de Moscou conserve la SFIO … ancêtre du PS … La CGT se scindera aussi, peu de temps après …

Congrès de Tours de 1920 – Episode 3 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – Aux racines de la scission : La corruption

Publié le 4 janvier 2021

Dès le XIXème siècle, des syndicalistes et des hommes politiques socialistes « réformistes » collaborent avec la grande bourgeoisie et ses gouvernements.

Comme pour « l’union sacrée », lors de la Grande Boucherie de 14-18, pendant laquelle des leaders socialistes et syndicaux co-organisent la guerre avec le patronat. L’oligarchie financière a les moyens de corrompre et d’acheter des consciences.

Cette corruption d’une partie des élites socialistes est l’une des principales causes de la scission de la SFIO, au Congrès de Tours de 1920.
Où une majorité de militants socialistes décide d’adhérer à la IIIème internationale communiste créée par les bolcheviks russes : Acte de naissance du Parti communiste français.

Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite à l’Université Paris VII.

Précédents épisodes ici.

Aux origines du carcan européen

Publié le 8 avril 2019

Europe : Des Accords de Munich de 1938 au traité de Lisbonne de 2007 : Histoire de gros sous et d’autoritarismes.

Dès les années 1920, les capitalismes européens misent sur « la solution fasciste ». Puis se mettent sous « protection » du capital US après la défaite des nazis.

Les entreprises américaines seront les architectes d’une construction européenne sous diktat de l’Allemagne, dans laquelle le capital US a de vieux intérêts…

Avec nos profs d’Histoire André et Daniel autour du livre de l’historienne Annie Lacroix-Riz :  Aux origines du carcan européen. La France sous influence allemande et américaine.

L’historienne le dit souvent : « Les archives sont impitoyables ».

Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1/3 – « Les archives sont impitoyables »

Publié le 20 novembre 2017

le-choix-de-la-defaite2017 : On découvre que l’entreprise Lafarge a collaboré avec les terroristes de l’Etat Islamique.

Rien d’étonnant : Pendant l’occupation, Lafarge faisait déjà de très fructueuses affaires avec les nazis. Ce n’est pas un cas isolé : Presque tous les industriels français ont – dès les années 30 – réalisé de très juteux profits en collaborant très volontairement avec le IIIème Reich :

Renault bien sûr. Mais aussi les camions Berliet, les huiles Lesieur, les peintures Valentine, les verres Saint Gobain, les sacs Vuitton… et bien entendu L’Oréal, fondé par Eugène Schueller, (père de Liliane Bettencourt), qui, avec Michelin, finance le complot fasciste du 6 février 1934 … La liste des entreprises françaises qui ont volontairement réalisé d’énormes profits avec les nazis est interminable…. et comprend des marques que nous connaissons toujours aujourd’hui. Tout comme l’Histoire de la collaboration comporte des noms toujours connus : Sellières, De Wendel, Schneider, Giscard d’Estaing, Mitterrand…

Rediffusion de trois entretiens réalisé en 2014 avec l’historienne Annie Lacroix-Riz, – Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII -. Préparation pour deux autres conversations autour de son dernier et passionnant ouvrage : Les élites françaises entre 1940 et 1944. Ou comment, dès la fin de l’été 1941, les capitalistes français comprennent que le cheval nazi, – (sur lequel ils ont misé dès les années 30) – , va perdre la guerre, et qu’il est temps de pactiser avec les USA, dans un monde dont on sait qu’il sera sous domination américaine. Dès l’été 1941, on prévoit déjà la guerre froide.

Dans cette première émission : Retour sur l’ouvrage Le choix de la défaite, dans lequel Annie Lacroix-Riz, – preuves et archives à l’appui – , poursuit l’analyse de l’historien Marc Bloch, qui dès 1940 écrit L’étrange défaite : Ou comment une partie de l’état major français trahit la France en permettant aux nazis de nous envahir si facilement. Or, les militaires sont les valets des capitalistes,  « élites » qui complotent contre la République depuis les années 20

Au delà de ce très dérangeant rappel, Annie Lacroix-Riz nous dit ce qu’est le travail d’un véritable historien, dont la première matière sont les sources : des archives de toutes sortes. Car l’Histoire ne se fait pas avec des opinions, mais avec des preuves…
Dans  Le choix de la défaite, on aborde les questions suivantes  :  1938-1940 : De la politique munichoise  à  la drôle de guerre.

– Pourquoi la France perd-elle aussi facilement la guerre de 1940 ? Parce qu’une partie de l’état-major français a trahi en faveur du IIIème Reich…

– Quel est ce complot de la synarchie ? Qui sont les synarques ? (Si vous n’aimez pas le mot complot, utilisez l’expression « stratégie discrète » du capital).

Le mur de l’argent et les 200 familles sont-ils des mythes ? Non. La plupart des dynasties de capitalistes collabos sont toujours au pouvoir aujourd’hui.

Louis Renault, Eugène Schueller… « simples » collabos… ou vrais fascistes ?

– L’Histoire et son enseignement sont-ils sous contrôle ? Comment un historien sérieux travaille-t-il ?

A écouter également : Histoire de l’Europe – 1938 – 2014 – Des Accords de Munich au Traité de Lisbonne.