Série Congrès de Tours – Episode 9 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1940-44 – Patrons collabos – Prolétaires résistants – Zyklon B et lutte des classes

Résistance : Majoritairement populaire et ouvrière :
La résistance française a été le fait de ceux qui résistaient déjà avant-guerre : Les prolétaires. Donc les communistes, qui sont l’essentiel de la Résistance, et qui – de l’été 1941 jusqu’en 1943 – sont les seuls à lutter militairement. Globalement, les autres mouvements de résistance attendent le débarquement allié.

Collaboration : Ont collaboré ceux qui collaboraient déjà avec les nazis avant-guerre : Les industriels et financiers de la grande bourgeoisie responsables de l’étrange défaite, et qui amassent d’immenses fortunes en alimentant la machine de guerre nazie. Factures payées par les contribuables français.

France vache à lait du IIIème Reich : Presque tout ce qui est produit est envoyé en Allemagne. Y compris du Zyklon B

Photo : (1942 ?) : Ouvriers français posant devant des boîtes de Zyklon B, fabriqué à l’usine UGINE de Villers Saint Sépulcre (Oise).

Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite à l’Université Paris VII. Auteure notamment de Industriels et banquiers français sous l’occupation.

Intégralité de la Série Congrès de Tours : Ici.

Série Congrès de Tours – Episode 8 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1938 : La France déjà sous dictature fasciste. 1941 : La résistance active, c’est les communistes

1938 : Accords de Munich : Daladier signe un pacte de non-agression avec Hitler. La France est déjà une dictature policière gouvernée à coups de lois-scélérates. Un régime fasciste où la police française collabore déjà avec la police nazie. Deux ans avant la défaite de 1940 !

Deux ans avant l’étrange défaite de 1940, la France de 1938 est déjà une dictature fasciste gouvernée à coups de décrets-lois scélérats !

Le Parti Communiste est interdit en 1939. Ses élus et militants criminalisés et jetés en prison après des procès à huis-clos. Le journal l’Humanité et toutes les associations proches des communistes interdits. (Comme le Secours Rouge, ancêtre du Secours Populaire).
Persécutés, les communistes sont donc en clandestinité et en résistance avant même l’invasion allemande.
Rapide retour sur la ridicule polémique autour de la demande, en 1940, de reparution de l’Humanité, initiative isolée de quelques membres d’un PC complètement désorganisé.

Il n’y a pas de résistance armée française jusqu’à l’agression de l’URSS par les nazis à l’été 1941. Le pacte germano-soviétique brisé, les FTPFrancs Tireurs et Partisans – communistes entrent alors dans le combat militaire. Jusqu’au débarquement allié, l’essentiel de la résistance militaire, c’est la résistance communiste, sans laquelle de Gaulle n’est rien.

Toujours avec la vilaine historienne rouge fouilleuse d’archives impitoyables : Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite à l’Université Paris VII.
Auteure notamment de Industriels et banquiers français sous l’occupation. De Munich à Vichy. Le choix de la défaite.

Intégralité de cette série radio autour du Congrès de Tours : Ici.

Série Congrès de Tours – Episode 7 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1893-2021 – Lois scélérates d’hier … et d’aujourd’hui.

1893 : L’anarchiste Auguste Vaillant lance une bombe dans la chambre des députés.
La peur a toujours été – et reste – un bon prétexte pour passer des lois liberticides : Des lois scélérates.

Une loi-scélérate est une loi fascisante. Et le fachisme – (l’orthographe française existe) – est un outil de la bourgeoisie pour faire baisser les salaires.

De 1893 à 2021 : Petite histoire des lois scélérates avec Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite à l’Université Paris VII.

Focus sur les liberticides décrets-lois Daladier de 1938-39 : Dont l’interdiction du Parti Communiste. En 1938, France est déjà une dictature-policière, bien avant l’occupation et Vichy.

Intégralité de cette série radio sur le Congrès de Tours : Ici.

Après le Congrès de Tours – Episode 6 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1921-1939 – Scissions. Réunifications … Trahisons.

1920-1930 : PC et CGTU : Seules forces politiques françaises à lutter contre racisme et colonialisme.

Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite à l’Université Paris VII.
Plongée dans les lugubres années 20 et 30.


Période où la synarchie – noyau dur du capitalisme français – fomente des complots fascistes. Et continue à corrompre des leaders de la SFIO et de la CGT.


Devant la montée des périls fascistes, le Parti communiste et la CGTU refont alliance avec la SFIO et la vieille CGT de Jouhaux, malgré lui. Prémices du Front Populaire de 1936, dont les conquêtes ne sont dues qu’aux combats des travailleurs. Pas à Léon Blum, – dont le programme est quasi vide – , et qui ne servira que d’intermédiaire entre patrons et grévistes.


1938 : Accords de Munich : France et Angleterre signent un pacte de non-agression avec l’Allemagne d’Hitler.
Un an avant le pacte que les nazis proposent aux soviétiques en 1939.

Dernier ouvrage en date d’Annie Lacroix-Riz :
Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants 1939-1949.



Intégralité de cette série radio sur le Congrès de Tours : Ici.

Après le Congrès de Tours – Episode 5 – Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz – 1921 – Quand la CGT était … anticommuniste !

La question syndicale est au coeur des débats du Congrès de Tours de 1920, qui débouche sur la scission de la SFIO


Autre conséquence, en 1921 : La scission de la CGT.


Comme à la SFIO, des dirigeants de la CGT étaient eux aussi corrompus par la grande bourgeoisie industrielle et bancaire.

Dirigée par Léon Jouhaux, la CGT fera notamment régner l’ordre patronal dans les usines pendant la Grande Boucherie de 14-18. Guerre pendant laquelle travailleurs et travailleuses sont réduits en esclavage ou en chair à canon.

La CGT de Jouhaux fera aussi échouer des grèves.
Epoque où les dirigeants de la CGT étaient farouchement … anticommunistes.


Révoltés par ces trahisons, écoeurés par cette corruption, en 1921, d’authentiques syndicalistes révolutionnaires fondent la CGTU.
« U » comme unifiée


Toujours avec la très méchante historienne Annie Lacroix-Riz,
Professeur émérite à l’Université Paris VII.

Son dernier ouvrage en date : Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants 1939-1949. Editions Delga.


Intégralité de cette série radio sur le Congrès de Tours : ici.