1914 – 1918 – Balade à Noyon, sur les traces de la guerre

noyon-monument-aux-mortsNoyon : Oise-Picardie. C’est étrange : Alors qu’en 14-18, Noyon a été rasée sous les bombardements, cette guerre ne semble pourtant pas avoir laissé beaucoup de traces dans la ville.

Si ce n’est une cathédrale martyrisée, criblée d’impacts de balles et d’obus.

Et un très atypique monument aux morts. (Photo).

Mais l’absence de trace ne serait-elle justement pas… une trace ?
Balade et décryptage du paysage urbain avec David Gadanho,

guide-conférencier des Ateliers du Patrimoine de la ville de Noyon.

1914 – 1917 – L’occupation allemande à Noyon – Avis à la population !

avis-a-la-population-noyon-1915En 1914, les Allemands occupent dix départements français. Presque 10% du territoire national.

La ville de Noyon, dans l’Oise, sera occupée de 1914 à 1917.

Quelles traces nous reste-t-il de cette occupation ?

Dans les rares archives qui nous sont parvenues : Quelques carnets tenus par des habitants et des soldats. Et des dizaines d’avis et d’affiches placardés en ville par l’occupant.

Balade dans le quotidien des civils de l’époque, avec Thierry Hardier, professeur d’Histoire-Géographie et David Gadanho, guide-conférencier aux Ateliers du Patrimoine de la ville de Noyon.

Les USA préparent-ils une Troisième Guerre mondiale ? Si possible nucléaire ?

La Russie veut la guerre
Autour de l’article du Monde Diplomatique de Septembre 2016 : A Washington, scénarios pour un conflit majeur.

Le complexe militaro-industriel américain – (pourtant dénoncé en 1961 par le Président Républicain Ike Eisenhower lui même) – prépare aujourd’hui, en Europe, une guerre – avec option nucléaire – contre la Russie. L’Empire US ne supporte pas les concurrences des empires chinois et russes. Les USA sont en déclin ; la seule chose que ce pays sache faire, c’est de fabriquer des armes et s’en servir. ADN de violence d’ailleurs constitutionnel.

Côté Russie, pas étonnant de voir aujourd’hui un féroce chef de guerre à la tête d’un pays auquel des « démocraties occidentales » font la guerre depuis 1917. Les Russes se souviennent notamment de 1941 : Guerre d’extermination menée par les nazis… avec la complicité de la France et de l’Angleterre. Guerre contre le IIIème Reich gagnée par l’URSS au prix de presque 30 millions de soviétiques tués. De 41 à 45, les USA – (dont on dit qu’ils nous ont « libéré ») – perdent moins de 400 000 hommes, Guerre du Pacifique y compris. Soit près de 60 soviétiques tués, pour 1 soldat US. Pas étonnant donc que ces très méchants Russes soient aujourd’hui un peu tendus… quand on les enclave, et qu’on les étrangle.

Comme pendant la Guerre Froide, la propagande anti-russe bat son plein. Les communicants qui se croient « journalistes » attisent la haine anti-popov… Pendant que les USA et leurs caniches de l’OTAN massent des troupes sur les frontières russes. Les marchands de canons se frottent les mains…

Jean Zay – Episode 1 – L’héritage d’un jeune et brillant antifasciste

Jean Zay & enfants au théâtre-Ministre de terrainJeune et brillant Ministre de l’Education Nationale et des Beaux Arts du Front Populaire de 1936, Jean Zay invente, improvise et réalise en peu de temps une oeuvre de courage, d’humanisme et d’intelligence :

Ambition, par d’innombrables mesures, de démocratisation et d’ouverture de l’école : Scolarité jusqu’à 14 ans. Classes d’orientation. Sport à l’école…

Création du CNRS, de divers musées, des bibliobus, du Festival de Cannes et de mesures d’encouragement au cinéma… Et un projet d’ENA ouverte aux classes populaires.

Au delà des ces réalisations plus que jamais d’actualité, Jean Zay nous a aussi légué un héritage de courage politique contre les barbaries fascistes.

Une heure avec Hélène Mouchard-Zay, fille de cet homme extraordinaire.

Jean Zay – Episode 2 – 1940 – Résistant contre le choix de l’étrange défaite

Jean Zay soldat et diffamé dans Gringoire2 septembre 1939 : Alors que rien ne l’y obligeait – si ce n’est son sens moral – Jean Zay démissionne de son poste de ministre et demande à combattre. Ses chefs militaire voudront le faire décorer pour son courage.

Le régime fasciste de Vichy tentera pourtant de faire passer Jean Zay pour un déserteur. Simulacre de procès qui évoque celui de Dreyfus.

Or, tout comme De Gaulle, (également accusé de désertion), Jean Zay choisit de continuer la lutte contre les nazis, non pas depuis Londres, mais depuis l’Afrique du Nord, hélas contrôlée par les traitres de Vichy : Piège.

Mais qui a vraiment trahi et déserté ? Pas Jean Zay. Mais assurément une partie de l’état-major français, au service de l’oligarchie économique.

Après avoir clamé « Plutôt Hitler que le Front Populaire » en 1936, des dirigeants économiques de la France ont opté pour le choix de la défaite face aux nazis. Après une « drôle de guerre » consistant pour les Français à trahir et abandonner leur alliée La Pologne, et à attendre que les armées allemandes envahissent la France… en repassant par là où elles étaient déjà passées en 1914 ! « Etrange défaite » écrit Marc Bloch dès 1940 !

Ce n’est pas une erreur de stratégie, mais un choix : celui de la trahison et du fascisme, qui permettront au capital français d’en finir avec toute idée de Front Populaire… au moins pendant les quatre années de l’occupation.

Jusqu’au retour des conquis sociaux, à la Libération, avec le Programme du CNRLe Conseil National de la Résistance.

A voir et revoir absolument : Le documentaire « Le chagrin et la pitié » de Marcel Ophüls.