La Commune de Paris – Episode 3 – 1870-1940 – Le choix de si étranges défaites

Publié le 10 mai 2021

Guerre de 1870 : Trahison du Maréchal Bazaine, qui livre notamment Metz aux Prussiens.
1940 : Trahison du Maréchal Pétain. Même logique de classe : Quand les riches ont peur, ils pleurent dans des bottes étrangères. Prussiennes. Allemandes. Américaines. Ou les deux.

Quand elle se sent menacée par le peuple français, la bourgeoisie française a pour habitude de demander de l’aide à l’étranger.

1860-1870 : Napoléon III accorde quelques droits à la classe ouvrière. Ce qui effraie la bourgeoisie.
1870 : Pour conforter son pouvoir, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. L’armée française est commandée par le Maréchal Bazaine, pour qui le danger n’est pas l’envahisseur prussien, mais la classe ouvrière française. Trahison de Bazaine … Cette même logique de classe est à l’oeuvre dès les années 1920, avec la trahison de Pétain qui aboutit en 1940

Car comparé à l’impérialisme allemand ou étasunien, l’impérialisme français est faible. Notamment à cause de ce peuple français parfois très remuant …

Avec l’historienne Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite à l’Université Paris VII.

One thought on “La Commune de Paris – Episode 3 – 1870-1940 – Le choix de si étranges défaites”

  1. Bonjour bonjour,

    Premièrement votre travail est réellement excellent et de merveilleuse qualité. C’est tout a fait indéniable, bravo pour l’ensemble.

    En écoutant les épisodes sur la commune, j’ai détecté ( en toute logique ) une erreur concernant un propos ( pour une fois pas faux apparemment) de l’historien Pierre Nora. (Pourquoi le dénigrer le pauvre ? Il suffit de le laisser parler pour qu’il s’enfonce tout seul le bougre 🙂

    Bref, j’étais en vadrouille du côté du mur des fédérés et du mont Valérien y a 2/3 semaines avec ma copine, sa tante et son oncle. Et en passant au mur des fédérés, la tante de ma copine s’est rappelée que petite, toute son école de Nanterre avait été « réquisitionnée » pour faire du nombre pour la visite d’un président (de Gaulle ou Pompidou a-t-elle dit !) (Vu son âge ça ne pouvait être que Pompidou). Elle se souvient surtout de son communiste de père qui a pété un câble en apprenant ça le soir. Voilà , voilà … ma petite rectification.

    Kevin

    Réponse : Cher Kevin, merci pour ton aimable message.
    Nous sommes plusieurs à avoir entendu Pierre Nora dire qu’il fallait célébrer Napoléon et pas la Commune. Le Canard Enchainé s’en est aussi fait l’écho sous la plume de Jean-Michel Thénard, dans La mare aux canards d’un numéro d’avril je crois… Bref … 

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