La bourgeoisie intellectuelle : Une élite héréditaire

Publié le 30 novembre 2020

Autour de l’article de Pierre Rimbert paru dans le Monde Diplomatique.

5 thoughts on “La bourgeoisie intellectuelle : Une élite héréditaire”

  1. Anecdote, à l’écoute… J’ai écrit une fois à Enthoven qui sévissait (sévit ?) tjs sur France-Culture, avec d’autres zèbres bien rayées dans le sens du poil, pour me plaindre de son traitement toujours mode, aligné sur les caprices du/des pouvoirs et tellement narcissique – sa question est parfois plus longue que la réponse, ajouté à la pédanterie du type qui zone entre Chatou et le Vésinet. Sa réponse, pour une fois laconique : « Ta gueule ».
    C’est qu’on reconnait le philosophe des Lumières, le dévoué du Service Public.

  2. Excellent sujet que celui-ci ! ! !
    Il me rappelle cet article de La Décroissance, de septembre de cette année, à propos des maires EELV fraîchement élus, il y était précisé qu’aucun de ces nouveaux récipiendaires du pouvoir municipal n’était issu des couches populaires, mais qu’ils étaient tous originaires des catégories socio-professionnelles supérieures.

    Même repeint en vert un techniciste reste un techniciste.
    Pas vraiment l’idéal pour quiconque aspire à une société plus humaine…

  3. Contradiction apparente : nombre d’idées de Pierre Rimbert, d’Emmanuel Todd et de Juan Branco s’ajustent parfaitement. Pourtant ces trois-là ne semblent guère s’apprécier.
    Chacun aurait des contradictions internes ?

  4. Pour information, former l’élite européenne, il n’y a pas que les fondations états-uniennes, il y a aussi le Collège d’EuropeCollege of Europe, dont on ne parle pas assez.
    Ce collège apparait parfois dans les faits divers.

    Le Collège d’Europe (en anglais College of Europe) est un établissement d’enseignement supérieur de droit privé belge (Fondation d’utilité publique) situé à Bruges, en Belgique, et à Natolin (Varsovie) en Pologne, a été fondé en 1949.
    Le Collège est spécialisé dans la formation aux matières liées aux affaires européennes.

    Un grand nombre de personnalités politiques, diplomates, académiques et économistes de haut rang a fait ses études au Collège d’Europe dont l’ancienne Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt, l’ancien vice-Premier ministre du Royaume-Uni, Nick Clegg et l’ancien vice-président puis président (par intérim en 1999) de la Commission européenne, Manuel Marín.

    Les étudiants sont originaires de plus de 50 pays et sont choisis dans un concours très sélectif par une commission d’admission qui coopère avec les ministères des Affaires étrangères des pays européens. Plus de 70 % des étudiants bénéficient de bourses d’études complètes ou partielles, octroyées par des gouvernements ou des fondations privées.
    Les langues de travail du collège sont l’anglais et le français.

    Les nombreuses similitudes entre les deux institutions ont tendance à faire dire du Collège d’Europe qu’il représente une « ENA européenne ». Une des spécificités du Collège d’Europe réside toutefois dans la dimension européenne de son cursus.

    En contrepartie de frais de scolarité exorbitants – 24.000 € l’année –, les étudiants, dont 70 % bénéficient de bourses totales ou partielles, ont leurs besoins quotidiens totalement pris en charge. Malgré une moyenne d’âge de 26 ans, ils sont logés dans des résidences universitaires et partagent presque tous leurs repas, du petit déjeuner servi dans les résidences aux déjeuners et dîners pris dans Garenmarkt, la cantine de l’école.

    L’admission au Collège se fait sur la base d’un recrutement très sélectif organisé par le Collège lui-même, en collaboration avec des comités de sélection nationaux souvent rattachés au ministère des Affaires étrangères ou de l’Éducation. La moyenne d’âge est de 25 ans, pour une tranche d’âge allant de 21 à 39 ans. Il y a environ 41 % d’hommes et 59 % de femmes. Environ 55 pays sont représentés.

    À Bruges, deux espaces distincts sont réservés aux cours, conférences et évènements. Le premier est le site du Dijver. Ce bâtiment accueille les bureaux de l’administration du Collège, un espace salon servant à l’accueil des nouveaux étudiants et à certains évènement, le service informatique et une bibliothèque.

    Le second site, plus récent, est celui de Verversdijk. Il accueille deux amphithéâtres et des salles de cours, un espace d’étude et une bibliothèque chinoise inaugurée en 2014 en présence de Xi Jinping.

    • Le Collège d’Europe dispose de plusieurs résidences étudiantes :
    • Biskajer, située Biskajersplein ;
    • Garenmarkt, qui accueille la cantine, située dans la rue du même nom ;
    • Gouden Hand, qui accueille le bar étudiant, dont l’entrée principale est située Gouden-Handrei ;
    • Oliebaan ;
    • Oost Gistelhof ;
    • Oude Zak ;
    • Sint-Joris ;
    • Wispeltuin.

  5. J’ai appris, il y a peu près six mois que la Banque de France était privée, maintenant. Enfin, depuis quelques années.

    Pourquoi ? Et qu’est-ce qu’elle fait, cette banque privée qui ose s’appeler France. A t-elle renaclé, un jour, « ne m’appellez plus jamais France »…?
    Je déconne un peu, mais j’aimerais que JBD et ses compères collectivites (cf Chirac) nous informent sur ce qui se fait dans cette boite privée qui symbolise quand même le renoncement fondamental à toute maîtrise politique de nos destins collectifs. Ahou! Ahou!…

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